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14/2/17

Au début était l’inconscient 'Catherine Paumier




Catherine Paumier



Au début était l’inconscient : le rêve de l’Injection faite à Irma

La Science des rêves et l’injection faite à Irma
« Aucun de mes travaux n’aura été si complètement le mien ; c’est mon propre fumier » (S. Freud, La naissance de la Psychanalyse, lettre n°107 : PUF Paris, p249)
INTRO
Pour cette soirée, j’ai choisi de m’intéresser bien évidemment à l’inconscient. ; l’inconscient tel que Freud l’a découvert  en démontrant, entre autres, que le rêve est interprétable et à interpréter .
A ce titre la Traumdeutung est une initiation à l’inconscient. Elle forme avec  la Psychopathologie de la vie quotidienne et Le mot d’esprit et sa relation à l’inconscient l’essentiel de la démonstration historique de Freud de sa découverte.  C’est  le rêve de Freud de L’injection faire à Irma plus particulièrement que je souhaite examiner ce soir. Ce rêve se trouve donc dans la Traumdeutung qui fut publiée et mise en vente le 4 Novembre 1899 pour la première fois alors que Freud n’avait que 43 ans.  Cet ouvrage sera réédité huit fois de son vivant.  C’est dans cet ouvrage que Freud déclare le rêve comme voie royale vers l’Inconscient et élève le rêve de l’Injection faite à Irma comme paradigme du rêve. L’ouvrage est censé placer le rêve dans son ensemble comme la clé qui ouvrira la porte de l’inconscient
La Traumdeutung occupe un moment particulier dans l’élaboration de Freud : il va abandonner sa théorie de la séduction.
La lettre à Fliess du 21-9-97 en fait état : « Il faut que je te confie tout de suite le grand secret qui s’est lentement fait jour au cours de ces derniers mois. Je ne crois plus à ma neurotica »
Freud découvre que les scènes de séductions auxquelles ils imputaient l’éthiologie des névroses  sont bien souvent fantasmées.

« S’il est vrai que les hystériques ramènent leurs symptômes à des traumatismes fictifs, le fait nouveau est bien qu’ils fantasment de telles scènes ; il est donc nécessaire de tenir compte, à côté de la réalité pratique, d’une réalité psychique. Bientôt l’on découvrit que ces fantasmes servaient à dissimuler l’activité auto-érotique des premières années de l’enfance, à les embellir et à les porter à un niveau plus élevé. Alors, derrière ces fantasmes, apparut dans toute son ampleur la vie sexuelle de l’enfant » « Contribution à l’histoire du mouvement psychanalytique », 1914, trad. fr. Cinq Leçons sur la psychanalyse, Paris, Payot, pp. 83-84.
L’effet de ce rêve de l’injection faite à Irma sur Freud est tel que c’est cinq ans plus tard qu’il va lui donner la puissance d’un acte fondateur. Cinq ans après avoir fait ce rêve, le 12/07/1900, à l’orée du vingtième siècle, il écrit à Fliess  qu’il s’est pris à imaginer que grâce à ce rêve et à l’interprétation qu’il en a faite on pourra graver un jour après sa mort en épitaphe sur sa maison :  « Ici le 24 Juillet 1895, pour la première fois l’énigme du rêve a été dévoilée par Sigmund Freud » . C’est dire à quel point ce rêve qualifié par Lacan de « rêve initial ,le  rêve des rêves, le rêve inaugural » compte dans la théorie freudienne de l’inconscient.
En même temps c’est parce que Freud avait su interpréter les symptômes (hystériques) qu’il a su de la même manière interpréter les rêves. Pour lui il y avait analogie : un texte était là a déchiffrer. Considérant les termes du Tanach qui dit qu « un rêve non déchiffré est une lettre non lue » Freud s’y est attelé .
Voici maintenant le rêve :
« Un grand hall- beaucoup d’invités, nous recevons . Parmi ces invités  ,Irma, que je prends tout de suite à part, pour lui reprocher en réponse à sa lettre, de ne pas encore avoir accepté ma « solution » (Lösung) . Je lui dis : « si tu as encore des douleurs, c’est réellement de ta faute. » Elle répond : « Si tu savais comme j’ai mal à la gorge , à l’estomac et au ventre, cela m’étrangle ». Je prends peur et je la regarde. Elle a un air pâle et bouffi ; je me dis : n’ai je paq laissé échapper quelque symptôme organique ? Je l’amène près de la fenêtre et j’examine sa gorge. Elle manifeste une certaine résistance comme les femmes qui portent un dentier. Je me dis : pourtant elle n’en a pas besoin. Alors , elle ouvre bien la bouche ,et je constate, à droite ,une grande tache blanche, et d’autre part j’aperçois d’extraordinaires formations contournées qui ont l’apparence de cornet du nez, et sur elles de larges escarres blanc grisâtre. J’appelle aussitôt le docteur M., qui à son tour examine la malade et confirme. Le Docteur M ; n’est pas comme d’habitude, il est très pâle, il boîte, il n’a pas de barbe… Mon ami Otto est également là, à côté d’elle, et mon ami Léopold la percute par-dessus le corset ; il dit : «  Elle a une matité à la base gauche », et il indique aussi une région infiltrée de la peau au niveau de l’épaule gauche (fait que je constate comme lui malgré les vêtements). M. dit : il n’y a pas de doute, c’est une infection, mais ça ne fait rien ; il va s’y ajouter de la dysenterie et le poison va s’éliminer. »Nous savons également d’une manière directe, d’où vient l’infection. Mon ami Otto lui a fait récemment, un jour où elle s’était sentie souffrante, une injection avec une préparation de propyle, propylène…acide proprionique…triméthylamine (dont je vois la formule devant mes yeux, imprimée en caractère gras)… Ces injections ne sont pas faciles à faire…il est probable aussi que la seringue n’était pas propre ».

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Quelle interprétation Freud fait-il de ce rêve ?
On pourrait résumer sa conclusion et dire que, selon lui, ce rêve est une tentative d’explication au pourquoi de l’échec de Freud et de ses traitements sur Irma, et surtout une tentative de déculpabilisation vis à vis de l’échec. S’il est si important aux yeux de Freud, c’est que pour lui ce rêve est paradigmatique de la théorie qu’il veut défendre ; à savoir : le rêve est un accomplissement de désir inconscient. Ce qu’il essayera de démontrer à travers tout son ouvrage. Mais pour en revenir au rêve de l’injection, nous trouvons sous sa plume :
« La conclusion du rêve est que je ne suis pas responsable de la persistance de l’affection d’Irma, et que c’est Otto qui est le coupable » (p 110) . Ce rêve enlève à Freud la responsabilité de la maladie d’Irma, son motif (au rêve) est un désir et « son contenu l’accomplissement d’un désir » (p 110). Le rêve renvoie  les reproches sur Otto qui avait agacé Freud à propos de la cure inaboutie d’Irma.
En effet, Irma ( de son vrai nom Emma Eckstein) est une patiente récalcitrante de Freud et une « amie très liée » (S. Freud p 98 L’Interprétation des rêves)  avec la famille, et pour tout dire surtout avec la femme de Freud.
Ces liens le mettent  dans l’embarras. En effet, un échec de la cure peut « compromettre une vieille amitié » (p99)
Freud est mécontent du résultat de la cure ;  les symptômes n’ont pas disparus, et il propose à Irma une « solution » (Losüng) qu’elle refuse, ce qui contrarie Freud plus encore.
 La cure se rompt. Otto , jeune confrère de Freud, revoit plus tard la malade et rapporte ,avec ce que Freud entend comme un reproche larvé, qu’  « elle va mieux mais pas tout à fait bien » (p 99). Freud entend dans ce reproche qu’il a « trop promis à la malade » (p 99) compte tenu du maigre résultat obtenu, ce qui l’agace. Le soir même il se met à écrire « l’observation d’Irma pour pouvoir la communiquer en manière de justification à notre ami commun le Docteur M… ». Dans la nuit qui suit il fait le rêve de l’injection.
Mais en quoi ce rêve est-il différent des autres ? En fait toutes ces idées étaient latentes, à portée du conscient.  Freud est consciemment mécontent de cette cure, consciemment agacé par Otto, il en veut consciemment à Irma pour sa résistance vis à vis de sa « solution » (Losüng)…
En quoi ce rêve est-il réalisation d’un désir inconscient ??? Et de quel désir s’agit-il ???
La première partie de l’interprétation du rêve, rêve que l’on peut diviser en deux temps, tente de donner un sens au rêve et fourni une articulation avec le désir de Freud de se déculpabiliser de l’échec du traitement. Certes ! mais comme déjà souligné, ce désir est conscient, bien présent la veille au soir en écrivant le compte-rendu du cas.
Et c’est bien ici que se situe la vraie découverte de Freud, non pas tant  que tout rêve soit la réalisation d’un désir inconscient , ce qui qui ici n’est pas probant ; que le rêve soit la voie royale de l’inconscient assurément, mais que le sujet de l’inconscient y apparaisse est ce que Lacan va pointer et élaborer.
Lacan ne va pas chercher à interpréter Freud plus que Freud ne le fait. « Ce serait absurde » (Séminaire II p 183). Il ne s’agit pas de cela. Lacan reprendra et le rêve et les interprétations de Freud , suivra Freud lorsque celui-ci affirme l’importance capitale de ce rêve , et piochera dans ce rêve et son interprétation des concepts qu’il développera plus tard dans son enseignement.
Lacan trouvait étrange ce que déjà pointé plus tôt : Freud connaît consciemment son désir d’être disculpé de tout ce qui le relie au traitement d’Irma. Alors pourquoi s’appuyer sur ce rêve pour prouver que le rêve est l’accomplissement d’un désir inconscient c’est à dire refoulé ??? (Freud fit  très tôt une analogie entre rêves et symptômes : tous deux étaient l’expression d’un désir inconscient. C’est ce dont témoigne L’interprétation des rêves. Ensuite Freud fera la liaison entre rêve, symptômes, lapsus, oublis et actes manqués qui tous renvoient au même processus de refoulement. Je ne développerais pas ici plus avant.)
Suivons Lacan dans le Séminaire II qui consacre deux leçons à ce rêve. Lacan se fait pour nous lecteur de Freud, qui lui a rêvé pour nous, la communauté analytique (Jacques Lacan, Séminaire II, p203) Lacan, et nous même, avons un avantage sur Freud. Nous pouvons lire le rêve en y incluant les élaborations de Freud. « A prendre ,nous, l’ensemble du rêve et de son interprétation. Là, nous sommes sur une position différente de celle de Freud » Séminaire II, p 210) . et c’est ainsi Lacan lèvera le paradoxe de l’inconscient freudien du rêve.
Que lit Lacan que n’a pas pu lire Freud?
La première partie du rêve s’introduit par un dialogue de Freud avec Irma où cette dernière refuse la « solution » proposée par Freud. Notons qu’en français tout comme en allemand il y a un jeu de mot avec les mots « solution » et « Losüng » qui peuvent se traduire tous deux et par « résolution » (d’un problème) et par « liquide ».
Le rêve dénonce donc le remède génital qui était conseillé aux hystériques par les spécialistes de l’époque Freudienne. Solution que Freud n’entérine pas. Mais son rêve dénonce aussi sa propre méthode ; à savoir qu’il pensait « alors (j’ai reconnu depuis que je me suis trompé) que ma tâche devait se borner à communiquer aux malades la signification cachée de leurs symptômes morbides ; que je n’avais pas à me préoccuper de l’attitude du malade : acceptation ou refus de ma solution, dont cependant dépendait le succès du traitement… » ( L’interprétation des rêves, S. Freud, p101)
Quelle que soit la « solution » (génitale et hypocrite puisque réfutant l’étiologie sexuelle de la névrose mais proposant le sexe comme « solution »  ou bien délivrer comme un oracle le sens sexuel des symptômes)  le rêve dit qu’aucune  d’elle n’est  la bonne.
C’est alors qu’à la demande de Freud, Irma ouvre la bouche( ce que Freud n’obtient pas d’elle dans la réalité.. . à savoir parler). Elle expose au regard de Freud l’innommable, l’indicible profondeur de sa gorge. La première partie de ce rêve « abouti au surgissement de l’image terrifiante, angoissante , de cette vraie tête de Méduse, à la révélation de ce quelque chose d’à proprement parler innommable, le fond de cette gorge, à la forme complexe, insituable, qui en fait aussi bien l’objet primitif par excellence, l’abîme de l’organe féminin d’où sort toute vie, que le gouffre de la bouche, où tout est englouti, et aussi bien l’image de la mort où tout vient se terminer. (………) Il y a donc apparition angoissante d’une image qui résume ce que nous pouvons appeler la révélation du réel (…) du réel dernier (….) ce quelque chose devant quoi tous les mots s’arrêtent et toutes les catégories échouent, l’objet d’angoisse par excellence » (J. Lacan Séminaire II p 196)
Mais Freud ne se réveille pas …il continue de rêver.
 Au lieu du réveil intervient dans le rêve une diffraction du moi .  la scène est envahie par une foule.
Jusqu’à présent en premier lieu le rêve se situait dans le domaine imaginaire dans le moment de dialogue avec Irma, elle ouvre la bouche et nous entrons dans le domaine du réel. Puis, effacement de Freud lorsqu’apparaît « la foule », les trois médecins qui représentent tous les médecins es-docteurs en vérité.
Un « trio de clowns » en vérité. (J. Lacan, Séminaire II, p 187)
Otto, le Dr M…, Léopold…Tous trois discutent de la maladie d’Irma et chacun y va de son savoir…tous « docteurs de la Vérité qui, d’une solution à l’autre, exercent leur maîtrise sur le désir de l’autre et continuent de méconnaître le leur » (S. Cottet, Freud et le désir du psychanalyste, p69). C’est en alter-égo de Freud qu’il faut voir ces médecins, des égos que le rêve désintègre.
(Ce que ces trois personnages viendraient figurer, ce sont les différentes couches identificatoires à partir desquelles s’est successivement composé le Moi freudien. Chacun renvoyant par association à des êtres chers dans l’histoire de Freud (ex. Dr. M. renvoie par association au demi-frère de Freud qui lui-même renvoie au Père de Freud soit à celui qui fait autorité), ils incarnent les figures identificatoires à partir desquelles s’est constitué par accumulation le Moi freudien.)
Au moment de la désintégration des différentes composantes du moi freudien alors apparaît une formule ; celle de la triméthylamine, lettres qui n’ont aucun sens et qui viennent à la place du réel que l’imaginaire essaye de recouvrir. Ainsi, sous le signifiant et sa signification, il n’y a rien d’autre que le réel de la castration que Freud rencontre.  Il n’y a plus d’associations. La triméthylamine apparaît comme étant le fin mot du rêve qui ne « veut rien dire sauf qu’il est un mot » (Jacques Lacan, Séminaire II, p 234). Ombilic du rêve nous dira Freud.
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Je vous ai amené jusqu’à ce point du rêve, où il y aurait encore

beaucoup de choses à dire, pour tenter de le prendre par un autre

biais en regard de l’avancée du travail des AE de l’Ecole.


En effet, quid de cette « triméthylamine » dans le développement

de la cure de Freud. Nous le savons, Freud est le père de la

psychanalyse, et en tant que tel le père du « péché originel » de

n’avoir pas fait d’analyse au sens orthodoxe du terme puisqu’il

l’inventait. Nous savons aussi que son « interlocuteur » était Fliess

et que son échange littéraire à servi de support à la cure de Freud.

De la même manière on peut y intégrer ses créations littéraires

tels justement cette Traumdeuntung. Mais écrire ce n’est pas

parler et lire ce n’est pas écouter.( cf. Conférences et Entretiens

dans des universités nord-américaines. Paru dans Scilicet n° 6/7,

1975, pp. 32-37.)

Lacan indique qu’en ce point du rêve, tout s’arrête, une limite est marquée en regard du sens du rêve. C’est la limite du chiffrage du rêve. Et combien même on le pousserait plus loin, il ne livrerait rien de ce qui en est du sens du sexuel et de la mort. Arrivé à ce point le sujet peut se réveiller. (Ceci dit Freud aurait dû se réveiller plus tôt, au moment même où Irma ouvre sa bouche et où se dessine l’image de l’horreur. Mais comme le signale Lacan, Freud ne se réveille pas à ce moment là car  « Freud est un dur » (P186 Séminaire II) et qu’il va « aller aussi loin qu’il peut aller dans l’ordre de l’angoisse » (p 199) et atteindra ce qu’il nommera l’ombilic du rêve. (S. Freud, L’interprétation des rêves p 446) ou l’Unerkannt, l’impossible à reconnaître (J. Lacan le Sinthome , Séminaire XXIII p 238). Ce qui ne se reconnaît pas est de l’ordre de ce qui ne peut pas se dire ni s’écrire.
Freud franchit quelque chose, il va au-delà de sa passion pour la vérité, au-delà de son moi ambitieux, au-delà du désir du Maître. Lacan souligne l’effacement de l’ego de Freud, l’annulation du moi de l’analyste (J. Lacan, Séminaire II, p 287), « condition de l’émergence d’un désir inconscient au-delà du narcissisme (qui n’est désir de personne) ; d’autre part, il s’agit d’un désir inhumain et fondamentalement transgressif en tant qu’il est à l’origine de la psychanalyste, qu’il inaugure l’acte analytique »(S. Cottet, Freud et le désir du psychanalyste, p70). C’est de ça qu’il s’agit lorsque le rêve signale que « la seringue était sale , la passion de l’analyste, l’ambition de réussir, étaient là trop pressantes, le contre-transfert était l’obstacle même. »( J. Lacan, Séminaire II, p 196)

En quoi ce rêve se différencie-t-il d’un rêve de fin d’analyse? En quoi le cartel de la passe considère qu’un rêve plus qu’un autre relève ou non de la fin ?
Pour illustrer cela je vais vous rappeler le rêve de Sonia Chiriaco qui a abouti à une nomination d’AE :
« … l’analysante doit subir une opération qui consiste à ouvrir le couvercle de son crâne pour en extraire quelque chose, le fin mot, se dit-elle, mais quel est-il ? Lui revient qu’elle a ramassé des coquillages et parmi eux des ormeaux, pour les exposer, sous forme de tableau, sans leur coquille, au public de l’Ecole.. L’apparition de ce signifiant incongru « ormeau » qui présente d’abord sa face hideuse, mollusque dénudé et répugnant, va se décliner en  or-mot le mot en or, le mot précieux et son envers, « mort », signifiant-maître contenu dans la formule du fantasme, et jusqu’aux « hors mots », qui , comme j’ai pu dire, le rendre dérisoire, faisant exploser le mot lui-même et rendant vains tous ces mots auxquels le sujet s’est accroché, notamment dans son analyse » (Sonia Chiriaco, soirée des AE ; La Cause Freudienne 78, p.128)
Je m’en tiendrais à l’énoncé pur du rêve. On y entend la rencontre avec l’horreur innommable,  « hideuse », «répugnante », la butée qui marque la limite du sens du rêve et pointe ce que Jacques-Alain Miller nomme «  l’inconscient réel », un S1 sans S2. C’est la limite de ce qui peut être lu qui s’entend là ; l’ombilic du rêve, ce qui ne peut s’écrire. En ce sens le « choix » du mot « ormeau » est remarquable.
Le désir du rêve de Freud est, non pas tant un désir de déculpabilisation comme déjà vu, mais un désir de trouver une réponse à l’énigme du désir de la femme, une formule qui ne serait pas une injection sale. Le désir de Freud qui se dessine dans ce rêve, est un au-delà du désir de savoir, un désir qui ne serait écrasé par sa furor sanadi ,  une passion orientée vers un réel comme le dit Lacan :  « Aucune praxis plus que l’analyse n’est orientée vers ce qui, au cœur de l’expérience, est le noyau du réel » ( Jacques Lacan, le Séminaire livre XI, p 53) ce que le nom d’ombilic représente.
Alors ? Irma rêve de fin d’analyse ? Nous dirions plutôt rêve de passe.











12/1/17

ממעשה כשל קטן לסירוב ללא מודע – אלכסנדר סטיבנס





הסיפור הזה התרחש בסוף אוגוסט לאחר חזרה מחופשת חג. נותרו לי עדיין כמה ימי חופש והחלטתי להכין את השיעורים הראשונים שלי לשנת הלימודים החדשה.
באותו רגע קיבלתי צלצול טלפון מקולגה שעמו חלקתי קצת מההוראה. הוא צלצל כדי להציע פגישה ב  Liège. ארגון ציבורי ביקש מאתנו לארגן הכשרה פסיכואנליטית קלינית לחבריהם.
זו הזדמנות שכדאי לקפוץ עליה, אבל סוג הפגישות שלוקחות לפחות חצי יום לא מלהיבות אותי במיוחד. וכן גם לא את הקולגה שלי. חשבתי שאם כבר אני צריך להפריע לעבודתי, אני מעדיף לבלות יום רגוע בים הצפוני, למשל.
ביום האמור יצאתי לכיוון הרכבת. הגעתי לתחנה ממש בזמן, אבל כמעט פספסתי אותה - נכנסתי בריצה לרציף באותו רגע שהמשרוקית של הסדרן בישרה על עזיבת הרכבת. הצלחתי בדוחק להיכנס לדלת היחידה שעדין הייתה פתוחה.
כשהתיישבתי, שמתי לב שהרכבת בצד השני של הרציף גם עומדת לנסוע. הרמתי את עיני באופן מכאני לסוף הקרון וקראתי את היעד- ״Ostend". אם כך, הייתי בדרכי לחוף הצפוני בסופו של דבר.
תסכימו שהפרוש למעשה הכשל הזה הוא פשוט: לא רציתי ללכת לפגישה הזו והעדפתי לצאת לחופשה. מעבר למשמעות פשוטה זו, אני אוסיף כמה הבזקים מזיכרונות ילדות, כי באשר לים הצפוני - שלמען האמת כמעט ולא פקדתי -  זה היה אחד מיעדי החופשה המועדפים עלי מימי הילדות, ופעולה מוחמצת זו היא מעל הכל עדות ללא מודע כשיסוע של הסובייקט.
אך בסופו של דבר, אני אוהב את השדה הפרוידיאני מספיק כדי להואיל ולהחליף רכבת בתחנה הבאה, לחזור על עקבותיי ולהגיע ל- Liège רק חצי שעה באיחור.
כדי לא להטריח את האנשים שהיינו אמורים לפגוש, צלצלתי לקולגה שלי והסכמנו שהוא ימשיך הלאה לפגישה ואני אקח מונית למקום.
והנה היכן השלכות לא צפויות של איווי לא מודע זה התרחשו. פגישה קלינית. נהג המונית היה די דברן, אך הוא דיבר מהוושט בקול שקשה לחקותו כתוצאה של ניתוח במיתרי הקול. הוא דיבר דווקא ברור, לא כמו אחרים שעברו הסרה של מיתרי קול, והוא נשמע ממש טוב.
השיחה הגיעה למה שארע לו, והוא אמר לי שהניתוח היה רק כמה חודשים קודם לכן. ברכתי אותו על איכות ההחלמה שלו, היה ניכר שהוא עשה מאמצים רבים להגיע לזה במהירות. הוא היה סובייקט נחוש.
הוא סיפר לי אז שהניתוח שלו היה, כפי שהיה אפשר לצפות, בשל סרטן בחלק האחורי של גרונו. הוא סיפר לי שהיה מעשן ועישן הרבה. אך, הוא הוסיף, לא צריך להאמין למה שאומרים, הוא לא חלה בסרטן בגלל העישון אלא בגלל הזיהום. כך, שהנה לנו סובייקט מתאווה ונחוש, שבמחיר האיווי שלו,  מכחיש כל אחריות לדחף המוות שהכה בו. זהו הסירוב ללא מודע.
תרגמה: אחינעם מצר גור

קראה: אורנה קסטל

27/11/16


סביב הלא-מודע
מקום ופירוש של תצורות הלא-מודע
בריפויים הפסיכואנליטיים


Eduardo Costa



ארגומנט
ליליה מהג׳וב
לקראת כנס של ה-NLS
29 ו-30 באפריל 2017

״הדבר הזה שאני מנסה להקנות לו גוף באמצעות היצירה של הסמלי,
יש לו באופן מאוד מדויק גורל זה, שהוא אינו מגיע לייעודו.
כיצד קורה אם כן  שהדבר מגיע לכדי אמירה? זו השאלה המרכזית של הפסיכואנליזה״
(ז׳אק לאקאן 10/5/1977)

״את הלא-מודע אנו מכירים מאז ומתמיד״[1] אמר לאקאן, ״אך״, הוא הוסיף, ״בפסיכואנליזה, הלא-מודע, הינו לא- מודע החושב ללא הרף״[2]. ואז - הפתעה! - לאקאן אומר, ״אם מדובר במחשבות אין זה יכול להיות לא מודע״ [3]. ז׳אק אלן מילר  הצביע על כך כהשלכות של ״הפרדוקסים של לאקאן״[4], ואם לאקאן אמר זאת בפשטות לכאורה, אין זה גם יכול להיות, מבחינתו, רציני יותר.

 למעשה, לאקאן טען להיותו היחיד, המעניק משקל מלא, לדבר הזה אליו נשאב פרויד, על-ידי המושג הזה של לא-מודע. באותו אופן, הוא לא חדל מלחקור את המעמד, של הלא-מודע במשך הוראתו, עד לנקודה של הפיכתו למושג יסוד. עבור לאקאן הענין לא נגנז, אף כי רבים סברו כך באותה עת.

בכדי להוכיח את ההיפותזה של הלא-מודע, יש לעבור דרך המילים, משום ש״ללא-מודע אין גוף אלא ממילים״[5], ובמידה והפסיכואנליזה פועלת באמצעות מילים, הפרקטיקה הפסיכואנליטית מורכבת מהידע כיצד.
כל המילים? בוודאי שלא, שכן, זהו ענין של צמצום, של מה שמוצג כזרם מתמשך של דיבור- אשר אנליטיקאי מזמינו,  מזה שהוא מקשיב לו. הלא-מודע אינו מסה זו של מילים, של מסמנים, אף אם, בתחילה, לאקאן הציע את המימרה שהוא מובנה כשפה.

בעת שפרויד עצמו ניגש לשאלה של הלא-מודע, רק בהתייחס למשחק של המסמן, הוא פינה מקום לתצורותיו הייחודיות: החלום, מעשה-כשל, חידוד הלשון (witz), השכחה, ואפילו הסימפטום. הדבר המדהים הינו שתצורות אלו מופיעות בצורה של היתקלות, כישלון, מעידה, שגיאה, או "תגלית״ [trouvaille] [6]-בקצרה, חוסר-רצף. שם יבקש פרויד לחפש את הלא-מודע.  

האם יש בכך לומר שחוסר רצף זה, היחסי לתצורות של הלא-מודע, מתרחש אל מול רקע של רצף? לא, משום שלאקאן ציין שיהיה בכך בכדי להניח סוג של אחד שהינו קודם לחוסר-הרציפות. ב-1964, כשהוא חקר את הרעיון של הלא-מודע מחדש, הוא התעקש שהוראתו הינה שימת קץ ל״תעתוע שאליו מקושר הייחוס של נפשיות מעטפתית, מעין כפילות של האורגניזם אשר בו לכאורה שוכנת יחידה כוזבת זו״ [7].

אך, תעתוע זה אינו מפסיק לחזור. די בהטיית אוזן למה שמהדהד בעולם התקשורת, בכדי להיווכח שזהו מה שרוכש לבבות. שם ניתן לשמוע פסיכואנליטיקאים-פסיכואנליטיקאים לכאורה-המביעים עצמם כאן, שם, ובכל מקום, התופסים את הלא-מודע כמרחב סגור, למעשה כאיבר אליו יש לחדור באמצעות השאה, הצעה, נתינת מובן, או אף, כאשר הם נוטים לסוג זה של שיטה, באמצעות מיפוי של הדמייה מוחית. בדרך זו העדפה ניתנת לחומר, לעקביות דמיונית, למה שמתיימר להיות מדעי-במילים אחרות, למה שכביכול הוכח.

זה רחוק מן ״האחד של הפיצול, של התו, או הקרע״, [8], כלומר מן ״האחד שהינו (...) ה-Un של ה-Unbewusste״ [9], מונח המציין את הלא-מודע הפרוידיאני, שלאקאן תרגמו כ-"une-bevue" [סו], כמעידה-אחת, תרגום המביא להיעלמות הדו-משמעות, האי-בהירות, שבין לא-מודע inconscient] ] והיעדר-מודעות [inconscience]. החלום מכונן מעידה [une bevue], בדיוק כמו תצורות אחרות של הלא-מודע. אך עדיין, ״החלום אינו ׳הלא-מודע׳״[11], כתב פרויד בהתייחסו לחומר החלום שההומוסקסואלית הצעירה הביאה בפניו, בכדי להערים עליו, ולהמשיך לקרוא תיגר על אביה. האיווי להערים הינו מה שממומש כאן, ולא האיווי לאהוב גברים.

כך, עם ה-une-bevue אשר היווה חלק מהכותרת של הסמינר שלו ב- 1976-1977 L’insu-que-sait de l’une-bévue, לאקאן מציג משהו ההולך מעבר ללא-מודע. הוא הבחין, כבר שנה קודם לכן, בין הלא-מודע הפרוידיאני, לבין זה שפיתח עם הסינטום ((sinthome, בהצהירו שהיה זה ״תוך כדי ניסוי למקם את מה שיש לסינטום לעשות עם הממשי, הממשי של הלא-מודע, במידה שהלא-מודע יוכח כממשי״, תוך שהוא מוסיף שהלא-מודע נוטל חלק בדו-משמעות, שבין הממשי והדמיוני [12]. במילים אחרות, בכדי לתפוס מהו הלא-מודע, יתכן ונאלץ לעבור דרך הסמלי, אך אין אנו יכולים לצמצמו לכדי כך. לאקאן מדגיש אז ״שבשימוש בחתך ביחס לסמלי, אנו מסתכנים בכך שנעורר, בסופה של פסיכואנליזה, עדיפות המוענקת במלואה ללא מודע״ [13].

מכאן הרעיון של חור [trou], הנוכח כבר ב- trou-vaille, אשר לאקאן יצר בקשר הבורומאי שלו-במילים אחרות, באמצעות קשירת הסמלי, הדמיוני, והממשי, מבלי שאף לא אחד משלושת המימדים, נוטל יתר חשיבות מאשר השניים האחרים. זהו חור זה, שהוא יחזיק עד לסוף הוראתו, כפי שהוא כתב ב-1980: ״בכדי לעבד את הלא-מודע, כפי שזה נעשה באנאליזה, אין זה אלא לפתח חור שם״[14].

אך זה עלול להישכח. האם הלא מודע אינו נסגר כבר בפני המסר של פרויד מחמת הפרקטיקה של דורות האנליטיקאים שבאו אחריו, פרקטיקה שאיחתה את הסדק של הלא מודע שלאקאן אומר שאין לפתוח אותו אלא בזהירות רבה? [15]     

לפני זמן קצר ז׳אק-אלן מילר גם ציין ש״‏פסיכואנליטיקאים משלמים עבור מעמדם באמצעות השכחה של מה שביסס אותם״[16]. והוא ממשיך, "מרגע שביססו עצמם, ובמקרה הטוב, מרגע שתפסו את הסינגולריות שלהם, הם מחזיקים בלא מודע כעובדת סמבלנט, ועיבוד הלא-מודע אינו נראה להם כקריטריון מספק בכדי להיות אנליטיקאי״ [17].
כך הכותרת שלנו שנבחרה ״סביב הלא-מודע״, מציינת חור זה, אשר סביבו התצורות של הלא-מודע מיוצרות, תצורות החייבות להתחלף עם הפיתוח וההבהרה של הלא-מודע. חלום בתחילתה של אנליזה, לא יהא מאותו סדר כמו חלום בסופה. מכאן ואילך, יהא זה ענין של חקירת התצורות של הלא-מודע בטיפולים הפסיכואנליטיים, מקומן כמו גם פירושן, תוך שימת דגש על הקריאה שפסיכואנליטיקאים עושים מהן, בהתבסס על ההמשגות שהם הבנו לעצמם מהלא-מודע כיום.


ליליה מהג'וב
נשיאת ה-NLS


תרגום: נתן ברנט
השוואה לצרפתית: סמואל נמירובסקי




1. Lacan, J., My Teaching, trans. D. Macey, London, Verso, 2008, p.7.
2. Ibid.
3. Ibid.
4. [TN: “Paradoxes de Lacan” is the name of the short series of French texts that the original version of Mon Enseignement (Paris, Seuil, October 2005) appears within. Jacques-Alain Miller refers to it in his preface to the French edition on p. 8.]
5. Lacan, J., « Propos sur l’hystérie », Quarto n°2, supplement to the Lettre Mensuelle of the École de la Cause freudienne in Brussells, 1981, p. 6.,
6.
Lacan, J., The Seminar, Book XI, The Four Fundamental Concepts of Psychoanalysis, London/New York, W.W. Norton, 1998, p. 25.
7. Ibid., p. 26.
8. Ibid. [TN: It is worth noting that the original French here is: “le un de la feinte, du trait, de rupture”.]
9. Ibid.
10. Lacan, J., L’insu que sait de l’une-bévue s’aile à mourre, Séminaire 1976-1977, Ornicar ? n° 12/13, Paris, décembre 1977, p. 5.
11. Freud, S., “A Case of Homosexuality in a Woman”, SE 18, p.165.
12. Cf. Lacan, J. The Seminar, Book XXIII, The Sinthome, trans. A. R. Price, Cambridge, Polity, 2016, 84.
13. Lacan, J., L’insu que sait de l’une-bévue s’aile à mourre, op. cit., p. 15.
14. Lacan, J., Lettre pour la Cause freudienne du 23 octobre 1980, published by the École de la Cause freudienne with the Directory, 1982, p. 92.
15. Cf. Lacan, J. “The Seminar, Book XI, The Four Fundamental Concepts of Psychoanalysis”, op. cit. p. 23.
16. Miller, J.-A., Choses de finesse en psychanalyse, Cours « L’orientation lacanienne » du 19 novembre 2008, on le site de l’École de la Cause freudienne : http://www.causefreudienne.net/wp-content/uploads/2014/08/Choses- de-finesse-II.pdf
17. Ibid.3         

4/9/16

Habeas corpus* Jacques-Alain Miller

Arthur C Danto 






הטקסט המקורי באנגלית תועתק ופורסם על-ידי אדריאן פרייס,
תרגמה: חמוטל שפירא, עריכה: יאיר צבעוני,
קראה והשוותה לטקסט המקור בצרפתית: סוסנה הולר.




טקסט הנעילה בכנס בריו, אפריל 2016
בפאריס לפני שנתיים, הגדרתי את המצפן שלנו, המצפן של האיגוד העולמי לפסיכואנליזה, כך שיצביע בכיוון של ההוראה האחרונה של לאקאן. זה מה שכיוון את הכנס העשירי שלנו. מה שנתן השראה לכותרת שלו הוא משפט שמסכם את אחד הפרקים בסמינר XX: ׳הממשי [...] הוא התעלומה  של הגוף המדבר, הוא התעלומה של הלא מודע׳ (1). כתוצאה מכך, הצעתי את הנושא ׳הלא מודע והגוף המדבר׳.
אולם אנו יכולים לראות, אני חושב, שהזוהר של הגוף  ניצח את הנושא של הלא מודע. החידוש, שהופיע ככזה, היה להתמודד עם הגוף המדבר. אם אני לא טועה, נוכחותו של המונח ׳לא מודע׳ נדחק לרקע כל זמן הכנס. אני חייב לומר שכל זה לגמרי בסדר, כי זה חייב אותנו להתמודד עם השאלה בהתלהבות. זה גם מה שמספק לי כרגע את ההזדמנות להציג מספר דגשים כדי להבהיר את טבעה של ההוראה האחרונה של לאקאן, מקומה במסלול כולו, והשימוש שאנו יכולים לעשות בה, בעידן הנוכחי.
אעצור אם כך, לפני שאציע כותרת חדשה לכנס בברצלונה, כשעוד לא התקבלה ההחלטה בנושא זה.

לוגיקה טהורה
לפני זמן לקחתי חלק בקוליקוום על הקשרים בין לאקאן למתמטיקה. הן פסיכואנליטיקאים והן מתמטיקאים לקחו בו חלק. לתרומה שלי נתתי את הכותרת ׳החלום של לאקאן׳ (2).
מה היה החלום המדובר? התייחסתי לאיווי של לאקאן לקשור בין פסיכואנליזה למתמטיקה, בעיקר ללוגיקה מתמטית, ולא רק בלשנות סטרוקטורלית, כחלום. האם חלום זה היה של לאקאן לבדו? לא, הוא לא היה. דור שלם, הדור הסטרוקטורלי, מורים ותלמידים כאחד האמינו באותו החלום. תיזכרו למשל בתקוות שרולאן בארת ודומיו השקיעו בסמיוטיקה הסטרוקטורלית.
כדי למקד דברים, אני הולך לבודד נוסחה שמסכמת את החלום של לאקאן. נוסחה זו עברה ללא תשומת לב כי היא מופיעה אך ורק בטקסט שבגב הכריכה של  ה.Écrits
בטקסט הזה, האחרון שלאקאן כתב להוצאה של הספר שלו, ישנו משפט שמצביע על כך שהוא האמין שהוא הדגים  ש׳הלא מודע שייך לתחום של הלוגיקה הטהורה׳ (3). בואו נהיה זהירים עם התרגום. יכול להיות קל יותר לתרגם אם נאמר שהלא מודע, כשנבחן מאד מקרוב, מכונן אך ורק מאלמנטים של לוגיקה טהורה. שם התואר ׳טהור׳ נמצא שם כדי להדגיש שלפי לאקאן, הלאקאן של ה- Écrits, הלא מודע הוא אך ורק עניין לוגי. לוגיקה זו, בסופה של האסופה,  מגיעה אפילו לשלוט בבלשנות. ׳לוגיקה טהורה׳ היא מה שמסביר מדוע אנו מדברים במונחים של ׳הסובייקט של הלא מודע׳, ולא במונחים של ׳אדם׳.

אתיקה
הסובייקט של הלא מודע, הסובייקט שלאקאן מדבר עליו, זה שהוא רושם באות S חצויה הוא למען הדיוק ללא גוף, בגלל שהגוף אינו שייך לתחום של ׳לוגיקה טהורה׳. לסובייקט יש מימד אונטולוגי, שמסמן שהוא אינו ישות, שאין לו ביטויים פיזיים מסויימים. הוא אינו שייך למימד של האונטי. לא אוכל כרגע לעבור על האבחנה המהותית בפילוסופיה

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*Text presented by J.-A. Miller during the closing session of the tenth Congress of the World Association of Psychoanalysis, The Speaking Body. On the Unconscious in the XXIst Century, Rio de Janeiro, 25-28 April 2016. During the session, titled From Rio to Barcelona’,
)(Lacan, J., The Seminar Book XX, Encore, 1972-1973, New York: Norton, 1998, p. 131.
)(Miller, J.-A., Un rêve de Lacan, in Le réel en mathématiques : psychanalyse et mathématiques, proceedings of the Cerisy colloquium held over 3-10 September 1999, edited by P. Cartier and N. Charraud, Paris: Agalma/Seuil, 2004, pp. 107-133.
)3( Lacan, J., back cover of the French edition of the Écrits, Paris: Seuil, 1966.
בין האונטולוגי והאונטי, כך שרק אאזכר אותה (4). הסובייקט מחזיק במימד אונטולוגי בדיוק בגלל  שאין לו שום ביטויים פיזיים. כאשר לישות יש ביטוי פיזי, היא שייכת לתחום של האונטיות ולא של האונטולוגיה. יותר מכך, זה בגלל שלסובייקט של הלא מודע יש מימד אונטולוגי, שניתן להציג את הנושא של אמונה, כפי שהראו גרסיאלה ברודסקי וג׳ורג׳ פורבס (5) ברצף של התערבויות.
עלינו לזכור שבזמנו, בסמינר Xl, שהוקדש לארבעת מושגי היסוד של הפסיכואנליזה, לאקאן הניח שהמציאות של הלא מודע היא אתית (6).  במילים אחרות, הוא הדגיש שהמציאות של הלא מודע נובעת מהחייב להיות. לא ניתן לבחון את המציאות של הלא מודע בדרך של ביטוי פיזי. אנחנו  יכולים להבחין במימד אתי זה כל פעם שמתחילה אנליזה. אנחנו מנסים להעריך אצל אדם שבא לבקש אנליזה, האם אכן קיים הרצון לא להיות אדיש לתופעה הפרוידיאנית. כל אחד יכול בהחלט לומר: ׳אין מצב...אני לא יכול לקוות למשהו בכך שאספר את החלומות שלי ואנסה למצוא בהם הגיון׳. זה לחלוטין לגיטימי. במקור צריך להיות סובייקט שמחליט להיפך, לא להיות אדיש לתופעה הפרוידיאנית.
אני סבור שהנוסחה שבגב הכריכה של ה Écrits - ׳הלא מודע שייך לתחום של הלוגיקה הטהורה׳, נוסחה שהינה  במובן מסוים מכריעה -  שלטה במסלול של לאקאן עד להוראה המאוחרת שלו. ואז התרחשה סזורה. אמרתי  césure ולא cassure. לא מדובר בשבר מכיוון שהטרנספורמציות המושגיות של לאקאן - כשהוא נכנס להילוך וממשיך להוסיף אלמנטים שונים - עוברות החלקה, הן הופכות חלקות, כמו עיוותים טופולוגיים מתמשכים.


הגוף המדבר
ההוראה האחרונה של לאקאן מתחילה כאשר הנוסחה הזו, ׳הלא מודע שייך לתחום של הלוגיקה הטהורה׳, שנראתה כמכוננת בלאקאניאניזם, נשללה, הוכחשה. היא מוחלפת באחרת שלא נהגית ככזו, אולם  אני יכול להוציא אותה לאויר העולם: הלא מודע נוגע לגוף המדבר. לאקאן מצייד את הסובייקט של הלא מודע בגוף, ולכן אין מדובר עוד בסובייקט של הלא מודע. לאקאן אומר, די בפשטות, lhomme (7).
שפינוזה, למשל, גם אומר זאת כך (8). חיוני לתפוש את הנקודה הראשונה הזו: בשונה מהסובייקט, לאדם, ישנו גוף. שנית, הגוף הזה הוא גוף מדבר. זה מופיע בכותרת של הכנס. שלישית, אין זה הגוף שמדבר ביוזמה של עצמו. זה תמיד האדם שמדבר עם הגוף שלו (9).  ׳עם׳ היא אחת ממילות היחס שלאקאן אהב, לה הוא נותן את מובנה המדוייק: אינסטרומנטציה. אדם עושה שימוש בגוף שלו כדי לדבר. לכן, הנוסחה של הגוף המדבר לא תוכננה לשמש לפתיחת הדלת לדיבור של הגוף. היא פותחת את הדלת לאדם כמי שעושה שימוש בגופו כדי לדבר. ואכן, לאקאן לא כלל מימד זה בלא מודע, כפי שזה מופיע ב- Écrits.                                                                                                





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)4( Cf. in particular Miller J.-A., Lorientation lacanienne, L’Être et lUn, 2011, unpublished.
)5(These two presentations composed a sequence that went under the title: Becoming a dupe of a real: what does it mean to believe in the sinthome?
)6(Lacan, J., The Seminar Book XI, The Four Fundamental Concepts of Psychoanalysis, 1964, Harmondsworth: Penguin, 1994, p. 33
)7(Cf. Lacan, J., ‘Joyce the Symptom’ in The Seminar Book XXIII, The Sinthome, 1975-1976, Cambridge: Polity, 2016, p. 145, where Lacan spells it ‘LOM’, thus condensing the noun ‘man’ with its definite article. See also the written version of Joyce the Symptom’ in The Lacanian Review, Issue 2, 2016.
(8)Cf. Spinoza, Ethics, Book II, Axiom II: Homo cogitat. For Millers commentary on this passage, see Spare Parts’ in Psychoanalytical Notebooks, Issue 27, September 2013, pp. 88-89.
)9(Lacan, J., The Seminar Book XX, Encore, op. cit., p. 119: I speak with my body, and I do so unbeknownst to myself.





ישנו למעשה טופוס לאקאניאני, איזכור שכיח אצל לאקאן, לפיסקה מאריסטו. ב ,De Anima אריסטו מדגיש - ולאקאן מסכים - שלא הנשמה היא זו שחושבת, אלא זה האדם, שחושב עם הנשמה שלו (10). באופן דומה, האדם מדבר עם הגוף שלו. הגוף הינו המכשיר שלו כדי לדבר.


הלא מודע והדחף
דיבור עובר דרך הגוף, ובתמורה, הוא משפיע על הגוף שפולט אותו. באיזו דרך ובאיזו צורה, משפיע הדיבור על הגוף שהוא הפולט שלו? הוא משפיע עליו דרך התופעות של תהודה והדהוד. התהודה וההדהוד של הדיבור על הגוף (11) הן הממשי, הממשי של מה שפרויד קרא להם ה׳לא מודע׳ וה׳דחף׳ גם יחד.
במובן הזה, הלא מודע, והגוף המדבר, הם אותו ממשי יחיד.
אומר זאת שוב כך שההדגשה המהותית הזו לא תחמוק מאיתנו. ישנה שקילות ערך בין הלא מודע והדחף מאחר ולשני המונחים יש מקור משותף והוא האפקט של הדיבור בגוף, האפקטים הסומטים של השפה, של lalangue.
מעתה ואילך, הלא מודע בו מדובר אינו לא מודע של לוגיקה טהורה אלא, אם אפשר לומר, לא מודע של התענגות טהורה. כדי לכנות לא מודע חדש זה, לאקאן יצר מילה חדשה, נאולוגיזם שמתחיל להישנות, הparlêtre, שהוא  שונה מהלא מודע הפרוידיאני שכפי שכבר ראינו, שיך לסדר האונטולוגי והאתי.
מנגד, ה- parlêtre, הוא ישות אונטית, מכיוון שלישות הזו בהכרח יש גוף, מכיוון שאין התענגות ללא גוף. המושג של parlêtre נשען - זה מה שאני מציע -  על שקילות הערך המקורית של הלא מודע והדחף.
זה מערב איפוא לא מודע שונה מן הלא מודע הפרוידיאני, שנותן ללאקאן הזדמנות לנבא: יבוא יום והparlêtre הלאקאניאני יחליף את הלא מודע הפרוידיאני  (12).
נבואה זו אינה  לגמרי רצינית. לאקאן ידע שלשמות המסורתיים יש כח עמיד וחסין שקשה לשים לו סוף. אבל הוא מראה כאן שהוא חצה את הגבולות  שפרויד הציב למה שמעורב בלא מודע , מכיוון שברמה שבה לאקאן ממקם את אמת המידה שלו,  ההבדל הבינארי בין הלא מודע והדחף, נעלם.
לא ניתן לומר שההוראה המאוחרת מאריכה את המסלול של לאקאן. ההוראה המאוחרת מסמנת תנודה, מפנה, שהולכים יד ביד עם הביקורת על הארכיטקטורה העצומה שעוצבה על ידי ההמשגה הקודמת שלו.
מפנה זה, הוביל למפנה נוסף  שהוא גלוי יותר, אשר הימם את הדור הסטרוקטורלי (לפחות הדור הצרפתי, למרות שהיתה לו השפעה רחבה יותר ממנו): זה של רולאן בארת. פאריס כולה נדהמה מהעובדה שזה שהיה המקדם של הסמיולוגיה המתודולוגית, יהפך למחברה של עבודה קטנה הנושאת את הכותרת ׳הנאת הטקסט׳ (13).
כולם פענחו בזה מפנה סנסציוני בכיוון של הדוניזם שעד אז היה מוצנע יותר. כאחד מה׳צעירים׳ של אותה תקופה של הדור הסטרוקטורלי, אני יכול לומר שבארת היה רגיש לדגש החדש שלאקאן שם על התענגות, ושמצידו, הוא למד מכך. הכותרת של הספר היתה צריכה להיות ׳ההתענגות של הטקסט׳, אלא שזה היה מגלה באופן מיידי את ההשפעה של לאקאן תחתיה מצא בארת את השראתו.


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(10) Aristotle, De Anima, 1.4, 408b 14. In the J. A. Smith renderingIt is doubtless better to avoid saying that the soul pities or learns or thinks and rather to say that it is the man who does this with his soul.’ The first reference to this passage in Lacans teaching is in The Seminar Book III, The Psychoses, Norton/Routledge, 1993, p. 14. Among the many further occurrences, cf. The Seminar Book XX, Encore, op. cit., p. 110 (man thinks with – instrument – his soul) and the written version of Joyce the Symptom.
(11) Lacan, J., The Seminar Book XXIII, The Sinthome, op. cit., p. 9: [...] the drives are the echo in the body of a fact of saying.
(12)Lacan, J., ‘Joyce the Symptom’ (written version): Hence my expression parlêtre, which will supersede Freuds UCS (unconscious: let it be read).
(13)Barthes, R., (1973) The Pleasure of the Text, Hill & Wang, 1975




מ-  langage to langue
אנלוגיה נוספת עלתה בדעתי. שני פילוסופים גדולים של המאה העשרים הכירו תפניות בהוראה המאוחרת שלהם - אפשר אפילו להכין קטלוג של הוגים ׳תפניתיים׳, שעברו תפניות - מרטין היידגר, שמדבר באופן מפורש על ה-,Kehre  הפנייה החדה בחשיבה שלו, ולודוויג ויטגנשטיין. אשאיר את היידגר בצד אחד כדי לומר מילה על ויטגנשטיין. ויטגנשטיין פיתח שתי פילוסופיות מאד שונות. הראשונה הפכה את ה logicism- של ברטרנד ראסל, לעקרון של השקפת עולם. על ידי אימוץ הנוסחה הלאקאניאנית , ניתן לומר שהעולם של הפילוסופיה הראשונה של ויטגנשטיין היה שייך לתחום של לוגיקה טהורה כפי שהוא הגה אותה. פילוסופיה זו הופיעה
ב - Tractatus Logico- Philosophicus (14) המפורסם - יש מי שיכול לומר שה Écrits הוא ה: Tractatus Logico-Psychoanalyticus. אחרי הTractatus ויטגנשטיין עשה פניית פרסה. בעודו מבקר ונוטש את המודל של לוגיקה טהורה, הוא הראה שכל מה שלוגי תלוי בחיים ובמנהגים של הקבוצה. כל מה שהינו לוגי אינו יותר מאשר ׳משחק-שפה׳. לפני הTractatus ויטגנשטיין האמין בלוגיקה אחת יחידה. לאחר מכן הוא הראה שכמות הלוגיקות  ככמות ׳משחקי-שפה׳, וצורות חיים (15).
Mutatis mutandis, בשינויים המחייבים, קיים אצל לאקאן אותו פער בין, ראשית, ׳כמו שפה׳, ואז, שנית,        la langue. ראשית, שהלא מודע מובנה כשפה רומז על כך שהמבנה זהה לכל שפה. ׳כמו language׳ הוא בעצם  אוניברסליות של מבנה. מאידך גיסא, la langue הוא תמיד פרטיקולרי (16) . הוא קיים רק  בפרטיקולריויות שלו. כתוצאה, אין אוניברסליות של לשונות, אין ״כל״ הלשונות.


התפנית הלאקאניאנית
בואו ננסה לדייק לגבי מה היתה התפנית הלאקאניאנית. האוריינטציה הראשונית של לאקאן היתה לפצל את המורשת הפרוידיאנית. במקום אחר, זה הרי מה שהאמריקאים והבריטים עשו מהצד שלהם, כולל מה שהIPA עשו. פיצלו את פרויד לטופולוגיה הראשונה והשנייה. הם בחרו ללכת בעקבות הטופולוגיה השנייה, ונטשו את הראשונה. האופרציה של לאקאן היתה מורכבת יותר, אבל גם היא היתה אופציה של חלוקה שכללה את הפרדת הטכניקה של פיענוח הלא מודע מהתאוריה של הדחפים, כמו שהוא מניח זאת ב׳דיסקורס של רומא׳ (17). במילים אחרות, לאקאן חיפש הפרדה ברורה של הלא מודע מהדחפים. זה נכתב בצורה מפורטת. האוריינטציה של התנועה הראשונה שלו היא ההפרדה הזו. מה שעניין את לאקאן היה לפתח את הפיענוח הזה, כלומר, לפתח תאוריה לגבי הטכניקה הזו בעזרת הבלשנות. באותו הזמן, הדחפים, סיפוק הדחף וההתענגות היו בעיניו חלק מהדמיוני, בעוד הסמלי מתערב דרך הדיבור רק כדי לשלוט ולמחוק.
אנחנו יכולים לכוון עצמנו בעזרת הדוגמא הקאנונית של ה-Fort/Da , בה לאקאן מראה בהתחלה איך הסובייקט של המסמן שולט בהתענגות, והופך האדון של ההתענגות. מה ניתן לומר על כך מנקודת המבט של ההוראה המאוחרת? ובכן, שבניגוד לכך, ה- Fort / Da מראה לנו שבראשית של השרשרת המסמנית ישנו הjouis-sens (18).


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(13) Barthes, R., (1973) The Pleasure of the Text, Hill & Wang, 1975.
(14 )Wittgenstein, L. (1921) Tractatus Logico-Philosophicus, Paul Keegan: 1922.
(15)Wittgenstein, L., (1953) Philosophical Investigations, revised Hacker & Schulte edition, Hoboken: Wiley- Blackwell, 2009.
(16) Cf. Lacan, J., ‘Radiophonie’, in Autres écrits, Paris: Seuil, p. 412, among other occurences.
(17) Lacan, J., ‘Fonction et champ de la parole et du langage en psychanalyse’, Écrits, op. cit., p. 261; & Discours de Rome, in Autres écrits, op. cit., pp. 137-141.
)18( Lacan, J., ‘Television’ in Autres écrits, ibid., p. 517. This spelling matches the imperative jouis [‘enjoy’] with sens, which on p. 10 of the English-language edition is rendered as enjoy-meant, but consider also j’ouï-sens [‘I hear meaning]. Both versions are homophonic with jouissance. Cf. Lacan, J., The Seminar Book XXIII, The Sinthome, p. 58.



הצמד Fort / Da מביא לאפקט של מובן ומאפשר הפקה של התענגות. למעשה  ה- Fort / Da מראה לנו את הילד נעתר אל ה-parlêtre, נעתר אל ה-׳parlêtre by nature׳ שלו (19).
בהרבה קורסים שלי נתתי פירוט למאמצים שעשה לאקאן לעצב את הדחף על פי שרשרת מסמנים. הראתי שהעיקרון של הגרף של לאקאן, גרף האיווי, כלל את זיהוי הדחף עם השרשרת המסמנית בחלק העליון של הגרף, לצד אוצר המסמנים ונקודת הכפתור של מסמן האחר הגדול השסוע. זוהי דרך לכתוב את הדחף כאילו היה לא אחר מאשר שרשרת מסמנית, כאילו היה לו את אותו מבנה כמו לשרשרת המסמנית. הפתרון הגדול שמצא לאקאן ובו השתמש לאורך שנים ארוכות היה אובייקט a , אותו הפך להמצאה המרכזית שלו. אוביקט a הוא בו זמנית חלק מהשריון של הפנטזיה, היא שוכנת בלב הדחף, והיא בעלת תכונות מסויימות של המסמן. היא נוכחת דרך יחידות. היא ניתנת למספור וניתנת לספירה, ולכן היא כבר התענגות. אם היא עודף התענגות, זוהי עודף התענגות שהיא כבר הנמכה של ההתענגות, עיצוב ההתענגות על הדגם של המסמן.
התפנית לא תסתיים עד שלאקאן פורץ את הבריח הזה בסמינר XX, אז אנחנו נראה את אובייקט a מורד לדרגת מראית עין [un faux- semblant] (20).












הטקסט המקורי באנגלית תועתק ופורסם על-ידי אדריאן פרייס,
תרגמה: חמוטל שפירא, עריכה: יאיר צבעוני,
קראה והשוותה לטקסט המקור בצרפתית: סוסנה הולר.















      
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.Lacan, J., ‘Joyce the Symptom’ (written version), op. cit(19)

 Lacan, J., The Seminar Book XX, Encore, op. cit., pp. 90-95, in particular(20)